Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
CGT TERRITORIAUX  DU GARD

la cgt - service public territorial

CGT, FSU, Solidaires appellent à une nouvelle journée de mobilisation le 08 octobre

Publié le 21 Août 2015 par

CGT, FSU, Solidaires appellent à une nouvelle journée de mobilisation le 08 octobre

Durant toute cette année, les salariées et retraité-es se sont mobilisé-es à plusieurs reprises dans les secteurs professionnels et au plan interprofessionnel pour exprimer leurs attentes, leur exaspération grandissante face à une situation économique et sociale qui ne cesse de se dégrader et pour exiger une autre répartition des richesses qu’ils produisent

Ces dernières semaines encore, des mobilisations, souvent unitaires, ont été menées par les salarié-es et les retraité-es, exigeant leur juste dûs, autour de luttes sur les salaires et pensions.

Des actions se sont développées pour exiger de travailler mieux et moins, d’améliorer les conditions de travail et de réduire la durée du temps de travail, contre les licenciements, pour exiger aussi la pérennisation et la conquête de nouveaux droits (retraites, protection sociale, garanties collectives), le développement des services publics et la relance industrielle.

Cédant aux pressions des puissances financières, au MEDEF, aux injonctions de Bruxelles, le gouvernement déroule une politique qui remet en cause notre modèle social assis sur l’égalité, la justice et la solidarité.

Accompagnées par une bataille idéologique inédite, des politiques pour l’emploi se traduisent trop souvent par des mesures de régression sociale qui vont impacter tous les salarié-es.

Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires convient toutes les organisations syndicales et les organisations de jeunesse pour une réunion fin août afin d’échanger sur l’analyse de la situation sociale, économique et politique et d’évaluer les champs sur lesquels des initiatives communes pourraient être envisagées.

Dans un contexte où les inégalités se creusent et où la précarité se développe, elles réaffirment leur volonté de contribuer au renforcement des mobilisations et à leurs convergences, dans un cadre unitaire le plus large possible.

Dès à présent, elles invitent les salarié-es et retraité-es à amplifier la mobilisation autour d’une plateforme revendicative commune pour :

Augmenter les salaires, les retraites, les pensions, les minimas sociaux et le point d’indice des fonctionnaires

Promouvoir l’égalité salariale femmes / hommes

Améliorer les conditions de travail et réduire le temps de travail pour créer des emplois, combattre et réduire le chômage

Pérenniser et améliorer les garanties collectives

Pérenniser et améliorer la protection sociale, les retraites complémentaires, pour garantir les droits à la santé et à la retraite

Développer les investissements pour relancer l’activité économique en tenant compte des impératifs écologiques

Conforter et promouvoir les services publics

Les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires appellent les salarié-es à en débattre pour construire une journée de mobilisation interprofessionnelle le 8 octobre prochain.

commentaires

Lettre ouverte à Monsieur le Président du Conseil départemental du Gard

Publié le 21 Août 2015 par maryno

Lettre ouverte à Monsieur le Président du Conseil départemental du Gard

Lettre ouverte à Monsieur le Président du Conseil départemental du Gard

Les enfants en danger, dernières victimes d’un désinvestissement croissant des politiques publiques départementales au mépris de ses missions prioritaires.

Les agents territoriaux du Département et plus particulièrement ceux de la direction sociale et ceux en charge de la protection de l’enfance (ASE) tirent la sonnette d’alarme depuis de nombreux mois.

Ils ont alerté leur administration sur le manque d’effectif dans les équipes de terrain, un « turn over » incessant qui handicape grandement le travail d’équipe et la continuité des prises en charges des enfants confiés à l’ASE et qui alourdi également la charge de travail des travailleurs sociaux en poste palliant à l’absence des remplacements et au retard dans les recrutements. Des équipes restées sans cadres de territoire pendant de nombreux mois, seules assumant des responsabilités lourdes avec peu de moyens ont déjà interpellé sur leur difficulté à réaliser leurs missions dans des conditions acceptables. Ceci n’est pas sans conséquence sur l’épuisement des professionnels et sur les nombreux « burn out » auxquels la collectivité est confrontée, ainsi que les demandes de travailleurs sociaux de changer de direction qui sont de plus en plus nombreuses.

Tout ceci dans un contexte d’augmentation des situations difficiles en raison de la précarisation accrue des familles Gardoises.

Ces suppressions de postes, cette désorganisation et ces manifestations évidentes de souffrance au travail s’accompagnent aujourd’hui d’une réelle impossibilité à remplir les missions qui sont confiées à l’ASE sous votre responsabilité Monsieur le Président.

Sur certains territoires, plus aucun rapport de saisine de la justice concernant des enfants en danger n’a été réalisé faute de personnel pour le faire depuis la fin du mois de mai.

Que deviennent les enfants en danger ? Comment les protégeons-nous ? Comment prenons-nous en compte leur souffrance ? Que sont censés faire les travailleurs sociaux sur le terrain qui connaissent ces familles mais n’ont aucuns moyens à leur disposition pour intervenir ?

Les travailleurs sociaux ayant effectué les évaluations de ces IP sont dans l’expectative quant au devenir des enfants pour lesquels ils ont fait appel à la protection suite à leur évaluation.

Outre leur responsabilité professionnelle directement engagée par leur écrit, leur conscience professionnelle leur interdit aujourd’hui de se contenter de la réponse que la hiérarchie leur apporte ; oui, nous avons du retard !

A ces retards inadmissibles concernant des missions de protection de l’enfance, s’ajoutent :

L’arrêt de certaines prestations connexes qui sont des appuis aux prises en charges globales des familles.

L’arrêt de l’accompagnement des bénéficiaires du RSA par les associations entraîne des difficultés majeures pour rendre le service public de qualité que nous devons aux usagers et pour assurer nos missions, toujours plus complexes dans un contexte social défavorable qui fragilise les familles.

La baisse des budgets des établissements médico-sociaux a des répercussions directes sur la prise en charges des enfants confiés à l’ASE. On ne compte plus le manque de places pour les accueils provisoires, les délais pour la mise en place des mesures d’accompagnements aux parents (SAPMN, AED, AEMO…).

Vous écriviez le 10 juillet aux agents de la collectivité votre engagement à œuvrer ensemble pour l’accomplissement de nos missions de service public tout en exposant vos obligations liées au contexte national de « repenser et redéfinir les priorités » pour présenter un budget en équilibre. Telle semble être votre conception de votre responsabilité quant aux missions qui sont confiées au Département.

Force est de constater que les choix opérationnels que vous faites ne sont pas à la hauteur de cette exigence et que notre mission prioritaire de protection de l’enfance est elle-même en danger !

Comment un service en danger peut –il protéger des enfants en danger ?

Il ne le peut pas, Monsieur le Président.

Votre appel « à la confiance dans la réussite d’une modernisation et d’une adaptation de nos services » n’est pas suffisant s’il n’est pas suivi des moyens nécessaires à l’ensemble des personnels pour effectuer leur travail.

Le syndicat CGT vous demande de prendre les dispositions nécessaires pour que la protection de l’enfance soit effectivement mise en place dans notre département et que les moyens de prendre en charge les enfants et leurs familles soient mobilisés dans des délais acceptables pour préserver leur sécurité.

Le syndicat CGT du Conseil départemental

commentaires

Loi NOTRe : la fuite en avant continue !

Publié le 21 Août 2015 par maryno

Loi NOTRe : la fuite en avant continue !

Communiqué de la Fédération CGT des Services publics 11 août 2015

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (dite loi NOTRe) a été

promulguée le 7 août 2015.

Avec ce texte, le gouvernement continue de mettre en oeuvre sa politique d’austérité, en

dépit de sa complète inefficacité économique.

Au prétexte du bon usage de l’argent public, la loi NOTRe persiste dans la voie de la

concentration des pouvoirs et des moyens financiers au niveau des échelons

intercommunaux et régionaux.

En parfaite cohérence avec le Pacte dit de responsabilité, ce texte a pour objectif de réduire
les dépenses publiques, et ainsi de baisser le niveau de la participation des entreprises et du
capital au financement de notre modèle social, de nos services publics, de notre système de
protection sociale.


En supprimant la clause générale de compétence pour les départements et les régions, en
achevant la carte intercommunale de manière autoritaire, et en confirmant la création du
Grand Paris au 1er janvier 2016, ce texte continue d’affaiblir la démocratie de proximité au
profit de superstructures technocratiques.


Se poursuit ainsi le dessein si cher aux sociaux-libéraux et à leurs commanditaires patronaux,
visant la construction d’une Europe fédérale, structurée en fonction des impératifs de la
guerre économique mondialisée.


Les fonctionnaires et agents territoriaux se trouvent une fois encore réduits au rang de
variable d’ajustement budgétaire, percutés dans leur vie professionnelle et familiale par les
fusions de collectivités, les transferts de services et réorganisations administratives, les
risques de mobilités contraintes sans concertation ni négociation.


La Fédération CGT des Services publics rejette cette conception de l’organisation territoriale
qui porte atteinte aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, et aux principes de la
République décentralisée : proximité, libre administration, autonomie financière, solidarité,
cohérence nationale, égalité de traitement.

commentaires