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CGT TERRITORIAUX  DU GARD

la cgt - service public territorial

Déclaration du CCN de la CGT

Publié le 21 Novembre 2015 par maryno

Le Comité confédéral national de la CGT réuni les 17 et 18 novembre 2015, tient à témoigner son soutien et sa solidarité à l’ensemble des familles touchées par la tragédie du vendredi 13 novembre. Elle salue à nouveau la mobilisation extraordinaire de l’ensemble des agents des services et entreprises publiques.

 

 

Ces attentats, perpétrés sur des lieux de culture et de vie, frappent et concernent chacune et chacun d’entre nous, toutes les populations de toutes religions, origines ou nationalités et particulièrement la jeunesse. Des salariés, des adhérents d’organisations syndicales, sont au nombre des victimes, dont plusieurs de la CGT.

 

Les attentats qui ont touché la France, frappent les populations partout dans le monde, comme à Beyrouth et en Turquie dernièrement, ou lors de l’explosion de l’avion Russe.

 

Notre solidarité s’adresse à toutes les victimes de ces assassinats. Derrière ces atrocités, des discours trop souvent entendus reviennent à grands pas. La guerre ne règle rien, au contraire. Les lieux de tensions et conflits se multiplient avec leurs cortèges de morts, de destruction, de désolation et de haine. Les multiples interventions militaires (en Irak, en Lybie, en Syrie, etc.), loin d’instaurer la démocratie ont généré un appauvrissement des populations avec des centaines de milliers de victimes et une impasse économique et sociale. C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe, poussant des populations entières sur le chemin de l’exil.

 

Avant la fin de la 2ème guerre mondiale, lors de la déclaration de l’OIT en 1944, l’ensemble des pays de la planète avait affirmé que seule la justice sociale serait facteur de paix.

 

 

Bon nombre de gouvernements l’ont oublié et font le contraire.

 

La CGT réaffirme ses valeurs de paix et de fraternité dans son combat pour le progrès social, la démocratie, la liberté, la laïcité, nécessaires au bien vivre ensemble. Elle s’insurge contre l’invitation du front national à l’Elysée. Elle refuse toute stigmatisation des étrangers et amalgame entre immigration et terrorisme.

 

Aujourd’hui, la CGT prend note que le Président annonce dans son discours, ne plus considérer le pacte de stabilité comme un horizon indépassable. Elle exige donc un pacte de progrès, de démocratie sociale, d’éducation, de sécurité et de paix pour toutes les populations.

 

 

Nous sommes favorables à un renforcement de la sécurité et des libertés des citoyens. Il ne faut pas confondre des moyens et des effectifs de police et gendarmerie supplémentaires avec une restriction des libertés individuelles et collectives. De même, combattre, écarter les formes de radicalisation passe avant tout par le respect des droits fondamentaux d’accès à l’éducation, à la culture, à la santé et à l’emploi.

 

Ce n’est pas une quelconque modification de la constitution qui permettra de tarir les sources de financement et d’armement des terroristes.

 

Il faut d’ailleurs souligner que l’Etat français est le 2ème pays vendeur d’armes au monde, devant la Russie et la Chine.

La CGT exige l’arrêt de tout commerce d’armes avec les Etats qui entretiennent des liens avec les terroristes.

Elle demande que la priorité soit donnée à la recherche de solutions multilatérales dans le cadre de l’ONU.

 

Elle refuse que les salariés et la population française, à travers des modifications de la constitution, soient placés de fait dans un état d’urgence permanent.

 

Elle refuse que l’expression revendicative et le mouvement social soient muselés.

 

La Loi portant modification de la loi de 1955 sur l'état d'urgence votée presque unanimement à l’Assemblé Nationale et au Sénat comporte des zones d'ombre sujettes à "interprétation" et donc pouvant s'appliquer à d'autres personnes que des individus dits dangereux.

 

Notamment en ce qui concerne l'assignation à résidence qui s'appliquera donc à toute personne à l'encontre de qui il existe des "raisons sérieuses de penser" que son comportement est une "menace pour la sécurité et l'ORDRE PUBLIC".

 

Certes cette Loi précise bien qu'il n'y aura pas de contrôle des médias ni de perquisitions chez les avocats, mais quid des Syndicats et des Syndicalistes ?

 

Au fait une Manifestation syndicale porte-t-elle atteinte à l'ordre public ????

 

Cette situation douloureuse touche la conscience de chacun des citoyens, mais c’est bien le combat pour la justice sociale qui fera reculer les guerres, le terrorisme, le fondamentalisme, la xénophobie, le racisme, l’obscurantisme et la régression.

 

Plus que jamais, la CGT appelle les salariés à refuser les reculs sociaux et se mobiliser pour les salaires, l’emploi, la réduction du temps de travail et l’amélioration des conditions de travail, la protection sociale, les libertés syndicales.

 

La CGT engage une large consultation des salariés, afin d’être à l’écoute et de partager avec eux ses propositions pour sortir de cette crise. Elle débattra de la nécessaire mobilisation à mettre en œuvre pour y parvenir.

 

Pour cela, le Comité confédéral national, appelle à poursuivre et amplifier la rencontre de ses syndiqués dans leurs syndicats, sur leurs lieux de travail.

 

Après le temps du recueillement, les rendez-vous revendicatifs et mobilisations programmés doivent avoir lieu en travaillant des modalités permettant d’assurer la sécurité des salariés. Pas plus qu’il n’y a de trêve dans les attaques contre le monde du travail, il n’y aura de trêve dans l’action syndicale pour le progrès social.

 

Notamment, le 2 décembre où la CGT appelle à une journée nationale d’action organisée en territoire, ayant pour thème

« NON à la violence sociale, OUI à l’efficacité économique, sociale et environnementale ».

 

 

La CGT œuvre pour préserver les droits et la citoyenneté de tous.

C’est en ce sens, qu’elle a sollicité une rencontre avec le Gouvernement, sur le contenu des futures modifications constitutionnelles envisagées et pour les mesures à prendre allant dans le sens des attentes des salariés, dans le cadre de l’état d’urgence.

 

Montreuil, le 18 novembre 2015

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Les Fonctionnaires MERITENT .....Mieux

Publié le 11 Novembre 2015 par maryno

LA RÉMUNÉRATION À LA PERFORMANCE EST ANTINOMIQUE DU SERVICE PUBLIC

Les défenseurs de la rémunération à la performance estiment que les fonctionnaires sont peu productifs parce qu’ils ne sont pas motivés en raison de leurs garanties statutaires.

 

Bien que cela reste à discuter, ne serait-ce parce que le statut général, pour peu que l’on veuille bien lui faire jouer pleinement son rôle, permet de prendre en compte le niveau d’investissement des personnels, il n’en demeure pas moins que ce raisonnement sert de base aux initiateurs de la rémunération au mérite.

 

 

Or, un tel raisonnement, qui transpose les dispositifs en vigueur dans le secteur privé, écarte notamment une donnée fondamentale : la nature des missions du service public, et plus particulièrement l’objectif égalitaire qui doit être celui du service public rendu aux usagers. Or, s’il y a rémunération à la performance c’est le quantitatif que mesurera l’indicateur qui sera privilégié, et ce au détriment de la qualité du service public, en privilégiant ce qui est quantifiable, et ensuite, en privilégiant les missions plus « faciles » à atteindre - notamment en terme de temps. 

 

Pour le Syndicat C.G.T d’autres voies existent pour une meilleure efficacité du Service Public :

  On peut rapidement relever les effets négatifs de la rémunération à la performance, au travers de la mise en concurrence des personnels entre eux, avec ses conséquences sur le travail d’équipe, sa cohérence, et donc y compris sur l’efficacité tout court. 

 

  On pourrait trouver des réponses efficaces au travers d’une profonde démocratisation de la fonction publique, permettant aux usagers notamment de mesurer le niveau de réponse apporté à leurs besoins ainsi que par une pleine application de ce qui fonde le statut général, par exemple en matière d’avancement, de promotions… ou encore bien entendu par la question des moyens.

 

Et d’ailleurs n’est-ce pas là le nœud du problème ?

 

N’est-ce pas avec la crise des finances publiques que prend forme l’idée de la rémunération à la performance ?

 

N’est-ce pas en pleine crise salariale et l’impossibilité de parvenir à un accord avec aucune organisation syndicale que le Macron nous ressort « la rémunération au mérite » de son chapeau ?

 

Et la mise en place progressive de tels systèmes ne s’accompagne-t-elle pas, parallèlement, d’une diminution des moyens de la fonction publique, notamment en emplois ? Oui, l’efficacité du service public passe par d’autres voies que celles dans laquelle on est en train de l’engager

 

 

Les Fonctionnaires MERITENT .....Mieux
Les Fonctionnaires MERITENT .....Mieux
Les Fonctionnaires MERITENT .....Mieux
Les Fonctionnaires MERITENT .....Mieux
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